Le lac de Lispach

En faisant le tour du lac, voici la vue qui s'offre à nous.
Autrefois, sur cette pente, il n'y avait que des résineux. C'était un coin vraiment très sauvage. Une fois, lorsque j'étais avec mon père qui était forestier à ce moment et qui m'emmenait de temps en temps avec lui, j'ai vu des bûcherons qui coupaient à tour de bras des résineux pour faire place à une belle trouée. J'ai demandé à mon père pourquoi ils abattaient tant d'arbres et il me l'a expliqué. Le résultat est sous vos yeux. Je lui ai simplement répondu : "C'est dommage, c'est tellement beau quand c'est sauvage !". Combien de balade à pied ou en vélo j'ai pu faire sur cette vallée du Chajoux où se situe ce lac ! Et combien de compétitions ai-je vu ? Ski de fond, biathlon et j'en passe ! Et l'été, toutes ces effluves qui me chatouillaient les narines les matins d'été. Je voyais monter des volutes de fumée formées par les rayons du soleil qui venaient sécher le sol après une pluie d'orage, pluie salvatrice après de grosses chaleurs. Cela sentait bon la nature, les aiguilles de pins étaient alors comme distillées et j'humai toutes ces senteurs, je les respirai, je m'en délectai pour les garder à tout jamais au fond de moi, pour toujours.