Un peu de tristesse ce soir.
En visitant quelques blogs, j'ai le coeur un peu lourd. Mon jardin me manque. Tous ces gestes que j'accomplissais, année après année, me manquent. Nous avions un grand jardin, nous vivions de notre travail, de nos récoltes lorsque c'était le moment. Nous mangions variés et frais. J'aimais ceuillir les petits fruits et les transformer soit en confitures, gelées ou marmelades, soit en sirop. Je faisais du vin de pêcher, du vin de noix, parfois des liqueurs. J'adorai ça ! Lorsque nous avions la basse-cour et que c'était le moment de tuer la volaille pour mettre au congélateur, je préparai du pâté de foie de volaille. Les gésiers étaient cuits le soir même ou le lendemain, bien frits avec un peu d'échalote, de notre production. Bien sûr, tout cela demandait beaucoup de travail et de fatigue et le temps manquait pour les loisirs ou la lecture mais je trouvais un sens à cette vie. Et puis, quand nous tuions le cochon (enfin, pas nous - un tueur venait pour cela et pour découper la viande), nous faisions cuire nos propres pâtés, avec un peu d'Armagnac, s'il vous plaît ! Le boudin noir nous le mangions chaud. Le reste, nous en mettions un peu au congélateur et nous le partagions : amis ou voisins. C'était comme ça ! Je préparais même la rillette ! Bon, je l'avoue, elle n'était pas toujours aussi bonne que celle du commerce mais cela se laissait bien manger tout de même !
Nous étions bien je trouve, même si mon ex-mari s'avérait être une personne pas évidente du tout mais ceci compensait cela. J'arrivais à trouver mon équilibre. Et puis...et puis, un jour, tout a basculé. Bref, la vie quoi ! Mais quand même, tout cela me manque terriblement parfois. Et je ne suis pas nostalgique. J'ai juste l'impression d'être amputée d'une partie de moi-même.